Le blog de

Lays Farra



23/11/2016

Et tu diras, laisse-donc là les journaux
Aragon, Petite suite sans fil.

 

 

 

À la suite de l’élection présidentielle américaine j’ai été victime comme tant d’autres d’une sorte de surcharge médiatique, saturé par les multiples diagnostics contradictoires, les brahmanes qui prétendent tous qu’il faut continuer de faire ce qu’ils font depuis toujours et si-seulement-tout-le-monde-les-écoutait, les radicaux qui sont prêts à tout sauf à voter, les tièdes qui ne sont prêts à rien d’autre qu’à voter, les pires poètes du monde qui se targuent d’oindre de leur Ââârt des plaies encore vives, etc.

Mais si ça nous a rappelé à quel point le problème politique fondamental est de gérer des classes divergentes, ça m’a surtout fait réaliser à quel point j’étais fatigué de vivre par procuration la politique d’autres nations.

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21/09/2016

Thème : Des Nécromanciens cherchent le dernier locuteur d’une langue autrement morte. Pourquoi ?

Contrainte : Au moins une scène doit se produire dans l’Espace.

Avertissement : parle de suicide, d’automutilation et de sang.

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24/08/2016

Avertissement : Cet article discute le nazisme et présente des images de jeux vidéos, bandes dessinées, etc. qui les font figurer. Par conséquent y figurent des discussions et des représentations des génocides qu’ils ont commis, impliquant des représentations gores de cadavres, de sang. Ainsi que des images de jeux vidéos relativement violents qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ou des plus sensibles à ces sujets .

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07/08/2016

 

Tétynons Ogma 63

Thème: Des personnages de BD à côté de la plaque.
Contrainte: Vous ferez un récit court. Pas de vers. Pas d’assonance. Pas de chanson de geste. Juste, un petit récit.

Ma contribution ci-après :


 

«Alors mon petit Blutch, on se prélasse ?

— Sergent ! Euh, c’est pas ce que vous croyez, j’étais à deux doigts d’enfourcher Arabesque et de me rejoindre ma place dans les rangs de…

— Non, non, je voulais pas vous déranger. À vrai dire je pense que c’est vous qui avez raison d’un côté.»

Le caporal Blutch s’interrompit devant l’expression étonnamment absente de son supérieur.

«Ca ne va pas Sergent ?

— Disons, j’ai… Repensé à toutes les missions qu’on a effectué au fil des ans (beaucoup trop pour des sous-officiers si vous voulez mon avis) et je me rends compte après avoir vu cette guerre sous toutes ces facettes que je me suis beaucoup menti à moi-même.

— Comment ça ?

— Eh ben, on continue de s’écharper à la baïonnette et au canon, alors qu’on a des nos yeux vu l’introduction d’autres technologies : des sous-marins, des montgolfières. Il semble que chaque mois j’apprenne une nouvelle leçon sur l’iniquité de cette guerre : le déchirement fratricide qu’elle impose à notre pays (j’ai même dû affronter mes cousins qui avaient joint les confédérés), l’alcoolisme de nos généraux, le cynisme de notre camp qui se veut vertueux dans la récupération des révoltes noires, … Et malgré toutes ces morales affligeantes, je reste persuadé du bien-fondé de cette guerre qu’on arpenté de part en part, et vous, mon pauvre Blutch, vous, je vous force jour après jour à charger alors que…

— Côté iniquité vous avez oublié celle qu’était la conscription.

— C’est vrai, dit-il à moitié songeant aux émeutes qui les coincèrent à New York. Beaucoup de gens seraient autrepart s’ils le pouvaient. Moi pas, certes. Moi j’étais volontaire.»

Blutch était visiblement mal à l’aise. Il reprit :

«Allez sergent, c’est qu’un coup de Blues. Ha ha. Blues, vous voyez ? Parce qu’on est en bleu. Vous dîtes ça maintenant parce que c’est un moment creux mais attendez quelques instants qu’on accueille une figure historique, qu’on doive se déguiser en lavandières confédérées ou en missionnaires mexicains pour notre prochaine mission, ou qu’on se retrouve dans un camp de travail par un hilarant concours de circonstances et vous verrez que vous reprendrez du coeur à l’ouvrage, hein ? Vous serez de retour à me botter les fesses en moins de deux !

— J’espère que vous avez raison.» Conclut Chesterfield.

Ils tenaient leurs deux chevaux en bride, revenant vers le champ de bataille, le silence interrompu seulement par le clopin léger.

«Et nom de dieu ! Techniquement on a appris que vous aviez deux sosies. Deux sosies ! Un passe encore, mais deux autres personnes avec votre tête !

— Que voulez-vous, sergent, j’ai un visage très quelconque.»

30/07/2016

J’ai récemment commencé à lire Mais où sont passés les Indo-Européens ? de Jean-Paul Démoule, qui analyse la construction de ce mythe d’origine de l’occident. Comment à partir de similarités linguistiques et de modèles bibliques d’origine de l’humanité on a supposé un peuple unique, les aryas/aryens qui aurait colonisé de l’Inde à la Scandinavie, et donc qui aurait des abilités ou une destinée hors du commun. Comment on a à partir de leur vocabulaire dépeint une civilisation d’une finesse remarquable, comment les bourgeois européens colonisateurs du XIXe se sont projetés sur leurs ancêtres et leur ont donc prêté des desseins civilisateurs, comment finalement un discours racial construisit une race blonde aux yeux bleus, dolichocéphale et source de la suprématie européenne.

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25/07/2016

Enfin, il n’a rien d’essentiellement scout, c’est un jeu de rôle assez light sur le thème de Pokémon que j’ai organisé pour le Passeport Vacances 2015. A l’origine ça devait être un WE entre scouts mais il ne s’était jamais organisé et j’ai gardé la moitié des pokémons faits sur mon vieil ordi.

Le Passeport Vacances est une institution vaudoise qui a sans doute des correspondants un peu partout. Il s’agit d’offrir un panel large d’activités, à un coût modéré, aux enfants et (pré)adolescents dans la période estivale, ce qui leur permet de tester plusieurs types d’activités.

Bien sûr, chaque année, les joueurs veulent tous être spéléologues et parachutistes, donc il y a une loterie pour attribuer les places avec équité, de sorte qu’on trouve quand même des enfants inscrits aux activités « découverte des scouts » qui n’est sans doute pas très attractive à leurs jeunes oreilles.

2682 : « Les scouts » : L’activité a lieu les mardi 18 et mercredi 19 août! Rendez-vous  à l’arrêt de bus « Froideville laiterie » (tl ligne 60) à 13h45 le mardi 18 août et retour au même endroit à 15h30 le mercredi 19

Je fais cet article pour plusieurs raisons

  1. Je sais à quel point il peut être dur d’organiser des activités originales pour un chef scout, souvent jeune ou d’autres moniteurs, donc je me disais que s’ils voulaient s’inspirer du concept ou réutiliser les cartes pokémon, ils le pouvaient. Attention cependant, j’ai parfois malheureusement laissé des gros mots ou des tournures de phrases obscures sur certaines cartes (genre « va demander au centre pokémon » super l’explication) elles pourraient donc mériter un petit nettoyage.
  2. Si d’aventure quelqu’un trouvait une utilité à ce bootleg du jeu de cartes pokémon.
  3. Comme souvenir.
  4. Pour le cas éventuel où on referait un mini-camp Pokémon mais plus long et dans le cadre scout.
  5. Et je le finis à l’occasion de la sortie de Pokémon Go puisqu’il traîne dans mes brouillons depuis un an.

 

J’ai fait une petite vidéo !!!

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19/07/2016

Un court article vu que je n’en écris plus ces temps.

J’ai vu plusieurs artistes sur internet interpréter différemment la cicatrice de Harry Potter, par exemple en en faisant une marque de foudre blanchâtre.

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20/04/2016

Après quelques mauvaises idées, j’ai décidé d’une contribution minimaliste à Tétynons Ogma LXI :

Mon cher, est-ce de l’art ou du cochon ?

Mon bon, l’un n’exclut pas l’autre, voyons.

27/03/2016

[couverture]

N. b. comme l’éditeur de WordPress est un cauchemar, il manque certaines citations ou liens mais si longtemps après la rédaction je peinerais à trouver ce que je comptais y mettre.

 

I

Les symboles universels n’existent pas vraiment. Les processus symboliques sont quelque chose de très variable. Un animal peut être sacré ou tabou, une plante bénéfique ou maléfique, le soleil, même, qui partage le ciel de tous les humains peut avoir un sens radicalement différent pour des peuples pourtant proches :

Si les populations de l’Amérique du Nord peuvent considérer le soleil, selon les cas, comme un « père » et un bienfaiteur, ou comme un monstre cannibale avide de chair et de sang humains, à quelle diversité d’interprétations ne faut-il pas s’attendre, quand il s’agit d’êtres aussi particuliers qu’une sous-variété de plante ou d’oiseaux ? (Claude Lévi-Strauss, La Pensée Sauvage, Plon, 1962, chap. 2,  p.87)

Même si les hommes rencontrent les mêmes besoins dans des environnements similaires en rencontrant les mêmes créatures, ce n’est pas pour autant qu’ils attribueront le même sens aux mêmes choses. Ceci rend peut-être vain toute forme de dictionnaire des symboles.

Il y a peu de choses que je serais donc d’accord de taxer de symboles « universels », mais l’opposition lumière/ténèbres, la lumière étant connotée positivement est sans aucun doute très répandue.

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09/03/2016

Critique de Battling the Gods, Atheism in the Ancient World (2015) de Tim Whitmarsh.

[Plus qu’une critique vraiment orientée, il s’agit de mes impressions après une lecture rapide.]

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