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Quelques notes sur les Edelweisspiraten.

C’étaient effectivement des groupes de jeunes qui parfois arboraient l’Edelweiss (parmi d’autres symboles, notamment des têtes de mort) qui s’opposaient à l’obligation de participer aux jeunesses hitlériennes. Ils s’opposaient aussi plus frontalement par du sabotage, la collaboration avec les Alliés ou des bastons de gangs. D’ailleurs, leur côté informel et souterrain les rend plus facilement analysable sous la forme d’un gang que d’un mouvement de jeunesse.

Après que le régime décide d’une contre-offensive, treize furent pendus à Cologne en novembre 1944. De multiples gangs (« Swings », « Harlem club », « Ok gang ») qui partageaient certains idéaux libertaires et à tendance comme leurs noms l’indique plus américanisée, un amour de la musique américaine, y furent peut-être assimilé, participant à la légende. Les pirates étaient un des modèles de liberté aussi utilisé par les Kittelsbach Piraten, leurs prédécesseurs. Les rapports de police tendent à confondre Kittelsbach Piraten et Edelweiss Piraten, et en 1943 ils semblent qu’ils fusionnent même si bien sûr pour des groupes si disparates ça ne veut pas dire grand chose, sinon peut-être une uniformisation des symboles et des modes d’action (peindre des slogans anti-régime sur les murs notamment)..

Je vous renvoie à Hitler’s Children, p. 91 et sq. [Google Books]. Je vous inclurais bien des images des pages mais ça perturberait la mise en page du webcomic alors cliquez ici pour les voir.

Il y a un film sur le sujet datant de 2004, que je n’ai pas encore vu.

Et comme rien n’est simple, un commando de SS Werwolfs (des unités de guerilla chargées de passer derrière les lignes ennemies et de conduire des unités de sabotage, voire de continuer la lutte après la défaite de l’Allemagne) était également nommé Edelweiss Piraten.

Comme je le comprends, les scouts « républicains » en Allemagne de l’Ouest et les pionniers soviétiques les ont logiquement engloutis après la guerre.

 

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Note sur les Edelweisspiraten

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Quelques pages de Hitler’s Children :The Hitler Youth and the SS sur [Google Books] pour contextualiser ce que Diane dit sur les Edelweisspiraten et groupes anti-Hitlerjugend associés  (chap. 2 pp. 14-5)

Elle mentionne un certain talent pour des blagues, mais on peut aussi dénoter une certaine activité sexuelle, violence, activités économiques souterraines, bref, ce qui les classerait plus comme un gang qu’un mouvement de jeunesse.