Le blog de

Lays Farra



25/04/2015

[N.b. pourrait s’appeler Contre Chouard Abridged, originellement publié le  5.X.2014. Couverture : illustration réalisée en 2013 sur la République de Platon. « Démocratie ou la justice réclamée »]

Personne n’a lu Contre Chouard, à part peut-être Typhon. Et quand il eut fini de le lire, il affirma :

Démonstration impressionnante, mais dont j’ai peur qu’elle ne tombe dans l’oreille d’un sourd. […] je n’avais jamais entendu parler des idées de Chouard sur le tirage au sort avant de tomber sur les articles de ton blog où tu en dis du mal. Alors, je vis probablement dans une grotte (et j’ai moyennement envie d’en sortir), mais il me semble quand même que les tenants de ces idées sont comparativement rares.

Je pense que l’écho chouardien a pénétré de nombreuses cavernes depuis ce commentaire et vu le sursaut récent de popularité de Chouard, je me satisfait de l’effort que représenta l’écriture de Contre Chouard, investissement justifié de jour en jour.
Mais la longueur de la contextualisation à l’œuvre dans Contre Chouard méritait aussi une version abrégée.

(suite…)

22/11/2014

Introduction

Sur Internet ne prévalent que les théories qu’on peut énoncer en toussant.

  • Le libertarianisme : «*Tousse* ! Moins d’État ! *Tousse*»
  • Le Revenu de Base : «*Tousse* Donnons de l’argent à tout le monde ! *Tousse*»
  • Et maintenant le chouardisme : «*Tousse* Tirons au sort nos députés ! *Tousse*»

Je simplifie ardemment, mais il me parait désormais impossible de tenter un débat sociétal, quel qu’il soit, sans qu’un de ces trois partisans viennent balancer dans le fil de commentaires son argument précuit, et tire de la brièveté de ses propositions un avantage inéchappable sur ses adversaires, puisque toute proposition contraire ou réfutation prendra bien plus longtemps à concevoir ou à énoncer. La règle de base de la rhétorique ce n’est pas de dire quelque chose que votre adversaire ne peut pas réfuter, c’est de dire quelque chose qu’il ne peut réfuter dans le temps qui lui est imparti.

Mon université ayant décidé qu’il était désormais préférable de tirer les délégués des élèves au sort, j’en ai déjà parlé et reparlé avec une certaine mauvaise foi et un certain succès (les deux vont souvent de paire), dépouillé que j’étais de mon droit de regard sur les délégués les plus inutiles que la terre ait porté.

Donc sur nos internets, dans nos fils de commentaires, sous nos vidéos, toujours plus de gens pour dire qu’il nous faut abolir l’élection et tirer au pif nos représentants.

(suite…)