Le blog de

Lays Farra



15/01/2018

Je n’ai jamais eu de profondes affinités avec la musique, et je le regrette un peu. Certes, je ne me suis jamais beaucoup investi dans le solfège scolaire et obligatoire, mais mes enseignants n’aidaient pas beaucoup : je me rappelle qu’une fois la consigne fut que les gens à ma gauche chanteraient la partie aigue, à ma droite la partie grave, et moi, étant hors des bornes de ces deux intervalles fermés, ne chanterait simplement pas. Zigzaguant dans les tribus adolescentes qui tentaient de circonscrire leur identité par ce qu’on y écoutait, métal, rap ou techno, j’étais une tranche de pain blanc de goût musical, où je n’écoutais pratiquement rien et aimait encore moins de choses. J’avais hérité une radio d’une grande-tante, et dans le bord de la bande FM j’écoutais de la musique classique aléatoire. J’avais un lecteur CD sur lequel j’écoutais les Quatre Saisons de Vivaldi, mais surtout les Deux Minutes du Peuple ou quelque Sagas MP3. Je n’étais pas très aventureux de ce côté là et je garde de tout ça un certain complexe d’infériorité face aux amateurs de musique.

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