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Lays Farra

11/01/2016

L’homme change bien moins que ne changent ses armes
Un même envahisseur vient par d’autres chemins
À des yeux différents brillent les mêmes larmes
Et le sang sur la terre a le même carmin (Aragon)

J’ai une certaine sympathie pour les apologistes automatique du terrorisme, prisonniers de leur radicalité.

Ils ne peuvent pas blâmer les islamistes — d’abord parce que tout le monde le fait et que c’est trop évident de blâmer les coupable directs. C’est dépolitisé, c’est pas radical. Il faut trouver les causes profondes. Ils disent d’ailleurs qu’ils ne veulent pas excuser ces comportements mais les expliquer causalement, bien entendu, chacun sait qu’une explication et une apologie sont bien souvent indistinguables fonctionnellement quand elles déplacent la responsabilité sur quelqu’un d’autre.

Ces causes ils ne peuvent pas les chercher dans les différents courants de pensée musulmans qui nourrissent ces activistes, parce que les musulmans sont victimes de racisme — donc c’est pas leur faute, ils ne font que répondre à des schémas sans pouvoir influer dessus.

Certains tentent donc de rediriger : et d’abord qu’avez-vous dit au sujet de Beyrouth, de Garissa, de Peshawar tant qu’on y est, exhumant des attaques vieilles de plusieurs mois. Est-ce pour analyser ces situations ? Proposer des solutions ? Comparer les différences complexes ? Non. On blâme simplement le public de ne pas se soucier autant d’attaques qui tuèrent plus loin ou il y a plus longtemps. Le même genre de déflection avait eu lieu après l’attaque de Charlie Hebdo, certains préférant parler de ce que Boko Haram avait fait 200 morts et 2000 disparus à Baga le 8 janvier. Préconisent-ils quoi que ce soit vis-à-vis de Beyrouth, Garissa, Baga, Peshawar, ? Non. En temps normal, jamais ils n’auraient parlé de ces attaques, de peur qu’elles aussi augmentent le stigmate qui afflige les musulmans. Elles ne sont invoquées que pour changer le sujet.

Ils ne peuvent pas se vautrer dans la réconciliation nationale par trop franchouillarde, ils ne peuvent pas voir le drapeau en pixels ou entendre les voeux pieux sous les marseillaises, non — l’état promet liberté et égalité mais tous savent qu’il est en fait colonialiste et raciste, d’ailleurs l’islamophobie tue.

C’est dans cette islamophobie, cette exclusion sociale, qu’il faudrait aller chercher une des sources du terrorisme. Bien sûr, la difficulté d’un problème avec tant de facteurs c’est que ça ne peut pas expliquer les jihadistes européens blancs qui n’en ont jamais souffert, et les jihadistes maghrébins, moyen-orientaux, etc. qui dans leurs pays respectifs ne connaissent pas cela non plus, quand bien même ce serait un facteur pertinent le reste du temps.

Torts légitimes

Alors plutôt que l’islamophobie disons la politique étrangère de la France. Les interventions à l’étranger créeraient des torts envers les musulmans, et donc des réclamations légitimes que les islamistes assouviraient ou proposeraient d’assouvir.

Si on m’avait dit un jour que les gesticulations stériles françaises seraient blâmées pour avoir tué des gens, j’aurais été surpris tant elles étaient vaines, avortées. Si on m’avait dit que leurs «y’a qu’à» et leur «faut qu’on» auraient le moindre impact sur la Syrie, dieu du ciel, déjà qu’Obama est incapable de faire quoi que ce soit là-bas.

Où est-ce que la France est intervenue ? Principalement en Libye (2011) et au Mali (2013). En Libye, si le pays est certes en guerre civile, on est loin du total de morts et de réfugiés atteint en Syrie — ne serait-ce que de par les populations respectives. Et les islamistes ont été plutôt favorisés par cette intervention, je sais pas si y’a des acteurs sur place qui regrettent vraiment l’intervention, étant donné le pouvoir relatif qu’ils ont désormais, y compris ISIS dont une succursale fit des progrès conséquent et tient toujours la ville de Sirte sauf erreur. Au Mali, la France a effectivement collaboré avec la coalition pour repousser en 2013 les touaregs et les islamistes qui s’étaient emparés du nord du pays, mais c’était globablement un succès et ISIS n’est virtuellement pas présent dans la région. Si encore des touaregs avaient attaqué Paris on pourrait discuter.

Quant à la Syrie ?

La France a fourni des armes

Je vois des abrutis science poplotistes (complotistes ascendant science po) blâmer que la France a vaguement donné des armes aux rebelles islamistes. (Le Figaro, Le Monde parlent d’un livre qui détaille les livraisons)

Exemple :

«Bravo, c’était important d’envoyer des armes à des islamistes pour combattre Assad, qui ne nous avait jamais rien fait… J’espère que ce soir au Bataclan, devant les victimes, Hollande a médité sur sa décision et sa politique depuis lors…»

La France aurait nourri cette hydre abstraite du terrorisme international, sans soucis de quels groupes elle aide et desquels répliquent : c’est sa faute, le terrorisme a une entrée, une sortie, et ça ne serait qu’un retour de bâton, des vases communicants. En donnant des armes aux rebelles, sans possibilité de contrôle, ça serait retombé sur Paris. C’est du moins les arguments de Bachar el-Assad, qui ne voit pas grande différence entre les rebelles et ISIS, et présume j’imagine que l’aide française de 2012 aurait fini dans les mains d’ISIS.

Et certes, les armes sont difficile voire impossible à traquer en Syrie. Le conflit étant souvent le fait d’évolutions rapides, de changement de front, de déplacement empressés, tous les camps finissent par abandonner des armes durant leurs retraites ou récupérer celles de leurs adversaires.

Donc on pourrait admettre sans trop de peine qu’une telle aide ait indirectement ou directement aidé ISIS, quand bien même la France aurait tout fait pour éviter de donner ces armes aux affiliés d’Al Qaïda, qui formeront ISIS… Mais en quoi un backlash serait sensé ? Il ne s’agit pas de pointer ici que la France aurait commis quelque tort contre une population qui serait ici vengé. Si ISIS avait été favorisé par cela, pourquoi prévenir d’autres aides semblables ? La réalité c’est que la France a soutenu, premièrement des rebelles anti-Assad, puis fait son possible pour en soutenir qui ne combattraient qu’ISIS et pas Assad à l’image des américains, après le cafouillage des frappes américaines avortées à l’été 2013. Après l’usage d’armes chimiques par le régime, les Etats-Unis voulaient intervenir contre Assad, mais l’immixtion russe empêche cela, d’où l’alignement faiblard de la France dans tout ça, qui doit se résigner à se focaliser sur ISIS, alors qu’ils comptaient démettre Assad.

Ou alors on suppose qu’en soutenant des rebelles anti-ISIS, la France mit des bâtons dans les roues d’ISIS et que ça méritait cette frappe ? Si on m’avait dit il y a dix ans que soutenir Al Qaida et ses affiliés serait vu comme de l’impérialisme occidental… J’imagine que ça respecte la définition dans le sens que l’occident intervient, mais ça ne protège pas les intérêts occidentaux, et c’est ravitailler des gens qui veulent instaurer des émirats islamiques régis par la loi islamique et qui mettent «mort à l’occident» dans leurs brochures.

Je sais pas si c’est bien retranscrit par «l’impérialisme occidental crée des torts et des réclamations légitimes». La France a aidé une certaine sorte d’islamistes et attaqué une autre. Certain veulent puiser dans l’aide des premiers la source d’une sorte de gros Karma qui reviendrait les hanter, mais c’est absurde, ça ne pointe pas de relation causale, ça postule simplement que Rome est tombée pour ses péchés.

Autres torts légitimes

La Palestine

Le conflit israélo-palestinien nourrirait le terrorisme, du coup il faudrait résoudre le conflit israélo-palestinien.

Ah oui ce serait une bonne idée.

L’Arabie Saoudite et le Qatar

Par exemple chez les libéraux de Contrepoints qui voient la source du problème dans un « substrat hérétique »

La première démarche consiste à nommer l’ennemi. Puisque notre Président de la république affirme qu’on nous mène une guerre et que c’est donc par des actes de guerre que nous devons riposter, cet ennemi ne peut être l’État islamique, qui désigne une organisation terroriste et non un État. Nos véritables ennemis c’est d’abord l’Arabie Saoudite et ensuite le Qatar, qui s’il n’utilise pas les mêmes canaux que la maison-mère et préfère s’appuyer sur les frères musulmans se fonde sur le même substrat hérétique que l’Arabie saoudite pour semer la terreur.

Il serait bien évidemment absurde de faire « la guerre » à ces deux pétromonarchies et « frapper » Ryad ou Doha ni de nous ingérer dans leurs affaires intérieures (il n’est pas question, dans l’immédiat, de demander la réciprocité en matière religieuse et d’exiger que les religions juives et chrétienne puissent être pratiquées aussi librement en Arabie saoudite que l’islam est pratiqué librement chez nous ; nous n’avons pas de légitimité non plus pour demander le retour de la garde de lieux saints de l’islam aux dynasties chérifiennes : c’est aux pays musulmans de s’unir pour l’exiger).

Nous sommes libres en revanche de lancer à ces deux pays un ultimatum qui pourrait avoir cette tournure : « Dans un délai d’un mois l’Arabie Saoudite et le Qatar doivent cesser leur soutien aux groupes wahhabites et à leurs diverses déclinaisons d’obédience salafistes et frères musulmans qui opèrent contre des États légitimes tant en Orient qu’en Occident et frappent régulièrement le sanctuaire national français. Au bout de trente jours si le soutien persiste la France mettra suspendra ses relations diplomatiques avec ces deux États, mettra un terme aux privilèges et avantages fiscaux consentis à ses deux pays sur son sol et gèlera leurs avoirs. »

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il va sans dire qu’un tel ultimatum exige que nous cessions immédiatement le soutien que nous apportons aux groupes soi-disant rebelles modérés au Levant. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarait naguère que le groupe Al-Nosra, qui n’est autre que la branche d’Al-Qaïda en Syrie, « avait fait de l’excellent travail ». Le Quai d’Orsay non seulement doit faire amende honorable mais doit soulever le problème de la formation de ses cadres qui œuvrent à la ruine de l’influence française au Levant depuis plusieurs décennies.

Le truc c’est que personne n’a vu venir ISIS. Pas même les rebelles dont ISIS a fait sécession, on imagine, vu la quantité qui furent tués dans l’est de la Syrie lors de cet avènement.

Même si bien sûr rien ne lie les deux thèses, je note que souvent ceux qui disent que le wahhabisme d’état de ces monarchies engendrerait automatiquement du terrorisme islamistes sont les mêmes qui disent que le facteur religieux n’est pas si important — même si pour Contrepoints ça se traduit par une sorte d’essentialisation du wahhabisme qui expliquerait tout.

Le Pétrole !!!

Autre diplôme de géopolitique gratuit : le pétrole.

Mélenchon se gargarise : qui achète le pétrole de Daech ? Pas que le tribun de la plèbe Jean-Luc « La Palisse » Mélenchon ait la réponse, s’entend, il se contente de répéter la question, en affirmant que si le pétrole se vend c’est que quelqu’un doit bien l’acheter dis donc, ce dont on ne doute point. Il accuse des européens d’en prendre ultimement possession mais sans donner plus de substance à l’accusation (ou alors je l’ai raté dans ses discours).

et la coalition doit être consciente de l’importance du pétrole puisqu’elle a commencé à bombarder les camions qui le transportent. Jusque ici c’était considéré comme des cibles civiles, mais finalement on a largué des prospectus pour annoncer le carnage et on en a bombardé 116 le 16 novembre. Avec un succès relatif.

C’est à cause de l’essence de la France

Nos attentes étaient déjà assez basses, mais Valls ne saurait se reposer sur ses lauriers donc il dit ça :

frappes

Voilà.

Le Colonialisme

Franchement celui qui arrive à lier quoi que ce soit du Maelström syrien au mandat français, chapeau. Peut-être en tant que cause éminente en ce que ça a foutu en l’air la région et ses systèmes de légitimité déjà bien pétés il y a cent ans, mais où la cause directe ?

Conclusion

La vraie raison, la plus simple, c’est que la France fait partie des forces qui attaquent ISIS en Irak et en Syrie. Comme le Liban (d’où le Hezbollah combat notamment ISIS, frappé le 12 novembre 2015 à Beyrouth), l’Arabie Saoudite (En mai, deux explosions contre des mosquées chiites. Août 2015 : attaque suicide contre une mosquée. octobre 2015 : fusillade dans une mosquée chiite etc. etc.) ou le Koweit (attentat suicide dans une mosquée chiite en juin 2015) ont subi des attentats revendiqués. De même le Cameroun impliqué dans la coalition contre Boko Haram, fut frappé par un attentat le 21 novembre.

Non la vraie raison ce sont les frappes aériennes en Syrie, qui sont plus récentes que le colonialisme, plus réelles que les flux d’argent présumés, et plus entravantes que tout le reste de l’action française.

Mais beaucoup semblent contents du gloubi-boulga qui voudrait qu’on doive ça — sans voir de contradiction ou de différence de nature dans ces facteurs — à ce que la France aurait fourni des armes à ISIS, serait alliées de ses financiers et que ce serait dû en sus aux frappes aériennes qu’elle a orchestrées contre ISIS . Or, seules ces dernières sont réelles. Le reste est le fruit de spéculations pour tout dire hasardeuses, du vent science poplotiste, et surtout ne constituerait en rien une casus belli. ISIS ne cible pas la France parce qu’ils seraient une sorte d’ouragan de kalashnikovs, qui une fois suffisamment gorgé d’armes frapperait au hasard ses aides. ISIS ne cible pas la France à cause de son alliance avec des gouvernements dont les administrés les financeraient. ISIS ne cible pas la France parce que des membres de la commission européenne achèteraient son pétrole.

Ces thèses-là ne visent pas à établir un rapport de causalité, mais de salissure. En ayant trempé dans la livraison d’armes à des groupes rebelles, l’alliance avec les monarchies pétrolières, la France aurait péché, serait entrée en contact avec le mal. Il ne s’agit pas de montrer que la France aida ISIS à prospérer, en ce que c’est pratiquement impossible à montrer, mais bien de pointer une sorte d’entorse morale. On affirme que la France serait impuissante à lutter contre ISIS et devrait donc se résigner à les laisser vivre, si elle veut éviter d’être frappée, mais on affirme qu’en collaborant avec le gouvernement saoudien ou qatari (qui tous deux contribuent aux frappes aériennes contre ISIS), la France serait responsable des « riches citoyens » supposés qui financeraient ISIS en coulisse. La France, qui dit-on devrait cesser ses efforts envers une armée de par leur inefficacité, pourrait, simplement en boudant, faire en sorte que l’Arabie Saoudite et le Qatar mettent fins aux financements qui émanent de leur population – ce qui serait crucial, quand bien même ISIS a désormais une réserve non négligeable de pétrole, dont on penserait qu’elle atténue la crucialité de ce flux d’argent indistinct. Toutes proportions gardées, ces explications qui mêlent morale, causalité, responsabilité, motivations, sont l’équivalent progressiste des divagations conservatrices qui mettent tous les attentats du monde sur le dos de Snowden, parce qu’il a révélé des secrets d’état.

ISIS cible la France parce que la France les frappe et les entrave.

Les autres explications cherchent des coupables plus que des causes ou des liens. Bien plutôt qu’une injustice néocolonialiste qui nourrirait des revendications légitimes assouvies par ISIS, justicier flamboyant vengeant le monde musulman, il s’agit simplement qu’ISIS attaque ceux qui l’attaquent.

Ceux qui tentent de faire remonter ça au soutien apporté à d’autres rebelles semblent le faire uniquement parce qu’ils soutiennent les loyalistes. Les théories sur le terrorisme et son origine ultime reflètent bien plus souvent le système moral de celui qui les proclame et qui est ultimement à blâmer de la situation présente.

[Cf.  Contrepoints : « Il est à craindre que tant que ces groupes continueront à être armés puissamment par les Américains au moyen des systèmes d’armes les plus élaborés, le front ne bougera pas. La seule solution militaire est donc mettre en place une coalition unique incluant le pays agressé, la Syrie et son président légitime. La question de la transition politique ne pourra sérieusement être posée qu’une fois la paix revenue. » ; Mélenchon soutient la méthode russe pour une solution politique. « Il est clair que si Bachar el Assad ne représente pas le peuple syrien qu’il a lourdement martyrisé, il n’empêche qu’avec lui c’est aussi avec lui qu’il faut discuter. » (France Inter 8 septembre 2015, 3’50) ]

Et en fait comme tout le monde : on prétend que la solution au terrorisme c’est le programme qu’on défendait depuis longtemps. Il suffit de :

On nous affirme que la solution c’est une société harmonieuse. On n’y avait pas pensé, heureusement qu’ils étalent les moyens impossibles de son avènement. Et souvent, ceux qui affirment qu’ISIS frappe la France en retour des frappes françaises affiment que le but du plan d’ISIS c’est :

Mais tous ceux qui affirment qu’il faut cesser les frappes aériennes contre ISIS pour qu’ils épargnent la France, par une étrange coïncidence ne semblent pas considérer que peut-être ISIS voudrait faire cesser frappes aériennes qui l’handicapent profondément, étant donné son incapacité à répliquer contre.

Au final lutter contre le terrorisme c’est bien sur différent de lutter contre ISIS. ISIS détient un territoire donné, fini, se comportant comme un proto-état qui distribue légitimité, pétrole, argent, armes, dans différentes directions. Il est possible de l’estimer vaincu, une fois le réseau démantelé et remplacé. Le terrorisme par contre ? Changeant de visage et de moyens, un autre groupe prendra le relais avec d’autres méthodes, un même envahisseur viendra par d’autres chemins ; il suffit de voir l’évolution d’Al Qaida.

Ceux qui prétendent que mettre fin à l’islamophobie ou aux interventions à l’étranger de la France ôtera tout risque d’attentat en France se leurrent. L’islamophobie est nuisible, doit être combatttue comme telle, les interventions à l’étranger peuvent être nuisibles, doivent être combattues comme telles, mais prétendre qu’elles sont causes éminentes du terrorisme et qu’en les supprimant, on le supprimerait, c’est irréaliste.

Bien sûr, ça diminuerait certains facteurs mais il y aura toujours des raisons de frapper les puissances au cœur peu importent leurs humilités et leurs sacrifices. Cesser les frappes contre ISIS prévenirait le risque de futurs attentats de ceux-ci en France ? Peut-être, mais ceux qui promeuvent la mesure devrait avouer vouloir juste couvrir leur arrières, descendre sur la to-do list jihadiste et ne pas prétendre se soucier uniquement des civils de Raqqa.

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